Le RGPD donne un avantage concurrentiel aux entreprises

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Le RGPD est perçu comme un facilitateur pour les entreprises @clesdudigitalLe RGPD est perçu comme un facilitateur pour les entreprises par leurs décideurs informatiques. Ils sont 44 % à estimer que le nouveau règlement en matière de protection des données apportera un avantage concurrentiel à leur entreprise. Cette bonne nouvelle provient d’une enquête réalisée  aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne par NetApp, un spécialiste du cloud.

L’optimisme des entreprises est passablement nuancé selon leur pays d’origine. Près des deux tiers des entreprises interrogées aux États-Unis pensent le RGPD pourrait améliorer leurs positions face aux concurrents. Pensent-elles surclasser leurs concurrents européens en matière de protection des données ? Ce serait une première. En Europe justement, la France et l’Allemagne sont moins optimistes avec respectivement 42 % et 36 % qui espèrent une amélioration de leur position concurrentielle, et seulement 30% au Royaume-Uni.

« L’optimisme autour des avantages du RGPD transcende les frontières géographiques… les entreprises ont été effectivement occupées ces deux dernières années à se mettre en conformité. Elles ont compris qu’elles avaient beaucoup à gagner d’une remise à plat complète de leurs pratiques de gestion des données », constate Alexander Wallner, directeur général EMEA de NetApp.

Côté technique, les entreprises se disent aujourd’hui bien préparées pour le chiffrement des données personnelles des utilisateurs, un sujet que la plupart explorent depuis deux ans au moins. Elles sont 69 % des entreprises britanniques, 64 % des entreprises américaines, 63 % des entreprises françaises et 57 % des entreprises allemandes à être prêtes pour le chiffrement. Des  chiffres assez proches qui démontrent qu’il n’y aura pas d’avantage compétitif à attendre de ce côté, tout le monde peu ou prou ayant mis en œuvre les mêmes technologies.

Les résultats deviennent moins optimistes quand il s’agit de mettre en place l’anonymisation des données personnelles et la notification de toute faille aux autorités dans les 72 heures, deux exigences du RGPD. Quel que soit le pays, plus de la moitié des entreprises n’y sont pas prêtes. Elles sont 58 % des entreprises allemandes, 61 % des entreprises américaines, 66 % des entreprises britanniques et 69 % des entreprises françaises à ne pas disposer d’infrastructure nécessaire à l’anonymisation. des données personnelles.

L’obligation de déclarer une éventuelle faille aux autorités dans les 72 heures n’est pas mieux traitée. 65% des entreprises allemandes n’y sont pas prêtes, tout comme 60 % des entreprises françaises, 55 % des entreprises américaines et 54 % des britanniques. On remarque que là encore les performances sont relativement proches, ce qui laisse supposer que les entreprises ont adopté les mêmes stratégies en matière de préparation au RGPD. Avec le même degré d’impréparation sur ces questions techniques, peut-on réellement s’attendre à obtenir un avantage compétitif ? C’est l’agilité et la rapidité de réaction face aux éventuels incidents qui départagera probablement les concurrents en matière du RGPD.

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