Si l’adoption de l’IA suscite la confiance des retailers, les freins pour son déploiement à grande échelle sont encore bien réels.
Très confiants ! Plus de la moitié des retailers (56%) expriment une confiance sans limite sur l’impact positif que l’IA agentique aura sur leur efficacité opérationnelle dès 2026. Mais ils n’étaient que 2% à avoir déjà perçu ses premiers effets positifs en novembre dernier, lors de l’enquête réalisée par Fluent Commerce au moment du salon Tech For Retail. La taille limitée de l’enquête menée par l’éditeur avec 130 professionnels interrogés, ne prétend pas à l’exhaustivité mais montre quelques tendances.
Des évolutions trop rapides
Interrogés sur les défis pour 2026, trois quarts de retailers (72%) mentionnent la difficulté à suivre les évolutions technologiques qui interviennent trop vite. C’est véritablement la principale difficulté évoquée par les retailers français, devant les aléas géopolitiques (15%) et économiques (12%).
Plus de la moitié des professionnels (56%) prévoient une hausse des achats réalisés via les réseaux sociaux par les consommateurs. Ils sont aussi nombreux (42%) à s’attendre à une baisse de fidélité aux marques. Le rôle croissant de l’IA dans les achats plaide aussi dans ce sens. Par ailleurs, quelques-uns (28%) anticipent une baisse de consommation des produits de luxe.
Encore des freins
Attentifs au développement de l’IA dans le commerce, ces professionnels identifient plusieurs obstacles majeurs. En premier, le besoin de justifier le retour sur investissement mais aussi celui de maintenir la transparence envers les clients pour ne pas perdre leur confiance, cités par 43% des retailers. Les enjeux éthiques et réglementaires peuvent ralentir la mise en place des projets, pour 38%, de même que le manque de compétences cité par 33% des retailers interrogés.
Les usages actuels de l’IA dans le commerce restent limités au service client avec des chatbots (56 %) et le marketing personnalisé (58 %). Tandis que le pricing et la gestion des promotions, sont cités dans seulement 25% des réponses. Et l’optimisation de la supply chain n’apparait que dans 30% des réponses. Interrogés sur ces bénéfices attendus dans la supply chain, la moitié (49%) des répondants estiment que l’IA améliorera l’expérience client, 33 % pensent qu’elle réduira les coûts… et seulement 13 % prévoient une meilleure fiabilité des prévisions.
«Le passage du pilote au déploiement à grande échelle s’avère plus complexe que prévu, analyse Thomas Hindré, vice-président de Fluent Commerce. Pour exploiter pleinement le potentiel offert, de nombreux freins doivent encore être levés – qualité des données, enjeux réglementaires, intégrations technologiques – auxquels s’ajoute évidemment la nécessité de justifier le ROI de l’investissement».
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