Reech dresse le portrait des influenceurs en 2020

influenceurs passionnés passer un message @clesdudigitalLes influenceurs sont avant tout des des passionnés qui souhaitent faire passer un message selon l’enquête menée par Reech.

Pour réaliser cette étude, le spécialiste du marketing d’influence a interrogé 1735 influenceurs en décembre dernier et a été accompagné par Pierre Simonnin, survey designer et expert des enquêtes en ligne. Premier constat : cette cible est surtout composée d’influenceuses puisque 75% sont des femmes. Elle est jeune, les 19-35 ans en représentent 71%, mais la moyenne d’âge est cependant de 29 ans.

Du côté de leur activité professionnelle, ils ne sont que 15% à exercer leur activité d’influenceurs à temps plein. 36% sont salariés et 22% indépendants. Les autres sont étudiants ou en recherche d’emploi. Leurs sujets de prédilection tournent autour du « lifestyle » (88%), plus particulièrement la mode (48%), la beauté (45%) et les voyages (39%). Les loisirs occupent la deuxième position (45%), trustés par les sujets sportifs (17%), l’art et le high-tech (16% et 10%). La liste est complétée par les sujets en lien avec la culture (15%), l’engagement (9%) et le business (4%).

Contrairement aux idées reçues, tous les influenceurs n’aspirent pas à faire de cette activité leur principale source de revenus. Ils sont avant tout des passionnés. Seuls 47% d’entre eux le font pour gagner de l’argent, et cela concerne surtout ceux dont les revenus générés par les partenariats avec les marques dépassent 10 000 € par an.

Instagram, le réseau préféré

Instagram reste le réseau social de prédilection : 94% le considèrent comme un de leurs réseaux principaux, suivi de Facebook (33%) et des blogs (30%). 36% d’entre eux sont actifs sur une seule plateforme. L’année 2019 a par ailleurs été marquée par la montée en puissance de TikTok (55% des influenceurs actifs sur ce réseau s’y sont inscrits en 2019). Pinterest fait aussi un retour en force : un tiers des influenceurs s’y sont inscrits au cours de l’année et la moitié d’entre eux déclarent y être toujours actifs.

Sans surprise, les plus jeunes influenceurs plébiscitent TikTok et SnapChat (22 ans en moyenne), alors que les moyennes d’âge sur Instagram et YouTube oscillent entre 28 et 30 ans. Les plus âgés se retrouvent dans l’ordre sur Twitter, Facebook, les blogs, Pinterest et enfin Linkedin (35 ans de moyenne d’âge).

Vers plus de professionnalisation

Tendance grandissante parmi cette population : 78% des influenceurs souhaitent avant tout faire passer un message. Ce motif est particulièrement représentatif parmi les entrepreneurs, les indépendants et les influenceurs à temps plein (85%). De plus en plus coutumiers des collaborations avec les marques, 95% des influenceurs informent leurs followers lorsqu’il s’agit d’un contenu réalisé au profit d’une marque. Cependant, ils ne sont que 77% à respecter les règles et les bonnes pratiques pour assurer toute la transparence nécessaire, émises par l’Autorité de Régulation Professionnelle de la Publicité (ARPP).

Par ailleurs une grande partie d’entre eux (38%) ne perçoivent aucun revenu de cette activité. Ils sont 30% à toucher moins de 1000 € par an, 16% entre 1000 et 5000 €, 11% perçoivent entre 5000 et 20 000 € par an. Seuls 6% des influenceurs perçoivent plus de 20 000 € .

Autre signe de la professionnalisation de leur activité, plus que du placement de produit ou le partage de codes promo, ils cherchent avant tout des relations de long terme avec une marque, et souhaitent, à 69%, des partenariats de type ambassadeurs alors que cela ne représente que 39% des propositions. Enfin, ils ont envie de s’investir en co-créant des contenus avec la marque (58%) alors que ces propositions ne représentent que 8% des partenariats.

« Le type de collaboration souhaité par les influenceurs est cohérent par rapport à leurs motivations pour exercer cette activité mais aussi avec les raisons de refus d’un partenariat, très orientées sur leurs valeurs. Des partenariats récurrents et plus étroits avec les marques permettent d’assurer une cohérence dans la communication de la marque mais aussi, pour eux, auprès de leur audience. Cela confirme une tendance montante pour le « content studio » : les marques confient de plus en plus la production de leur contenu aux influenceurs dont la ligne éditoriale correspond à leur univers – et inversement – et c’est une bonne idée tant leur passion et leur créativité peuvent leur apporter une vraie valeur ajoutée », estime Guillaume Doki-Thonon, CEO de Reech.

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