Les solutions digitales pour la mode continuent de fleurir

Temps de lecture : 4 minutes

la digitalisation de la mode @clesdudigitalFace à un marché qui n’a pas fini de se transformer, les initiatives au service de la digitalisation de la mode se multiplient.

Beaucoup de nouvelles solutions et applications numériques sont apparues au moment de la crise sanitaire pour répondre aux consommateurs aux comportements souvent paradoxaux, à la recherche d’une mode plus responsable, mais aussi moins coûteuse, et qui réclament tous de nouvelles expériences avec leurs marques préférées. «Les clients ne veulent plus être passifs», a ainsi rappelé Laura Merle, fondatrice de Get The Trend qui s’est exprimée lors d’une table ronde consacrée aux nouvelles solutions digitales dans le secteur organisée pendant le dernier salon international de la mode féminine Who’s Next.

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Laura Merle

La fondatrice a passé une dizaine d’année dans la communication et l’événementiel au service de maisons de mode et de joaillerie. Elle a lancé son activité en mars 2020 sur le modèle traditionnel de l’affiliation puis l’a positionnée courant 2021 comme «la première plateforme de share shopping». Celle-ci allie live shopping, gamification et e-commerce et permet à ses utilisateurs «de s’inspirer, d’échanger et de partager leurs expériences shopping en s’amusant et en gagnant de l’argent». Le site français propose un service de recommandation client par « live shopping », qui permet de mieux choisir ses achats en ligne. «C’est une marketplace BtoC. Nous regroupons des millions de références dans les univers de la mode, de la beauté, de la maison et nous donnons la parole au client».

Laura Merle qui a constaté que les marques consacraient des «budgets astronomiques aux réseaux sociaux», estime que tous les consommateurs sont des influenceurs en puissance et elle compte sur le succès du « live shopping » qui séduit 67% des Français (selon une étude de Forrester consulting de 2020 commandée par AliExpresss) et qui pourrait représenter entre 10 et 20% du total des ventes e-commerce d’ici 2026. Sur la plateforme, inspirée de l‘application de shopping social chinoise The Little Red Book, tout le monde peut ainsi se mettre au « live shopping », recommander les produits achetés, recevoir en contrepartie des commissions sur les ventes, récupérer du cashback en y achetant des articles, parrainer ses amis en envoyant des liens. La start-up, combinaison du « live shopping », du « social selling » et de l’influence devrait ouvrir de nouvelles rubriques en particulier dans la seconde main et lancer prochainement une application mobile.

la digitalisation de la mode @clesdudigitalDressing virtuel intelligent

Dans un tout autre registre, Nada Bargachi, diplômée de l’Institut Français de la Mode, et Olivia Breysse docteure en IA et experte en blockchain, ont créé Vera, une application de dressing virtuel intelligent capable de suggérer des conseils vestimentaires et des combinaisons de tenues en se synchronisant avec l’agenda de l’utilisatrice, avec la météo, et en piochant dans la garde-robe préalablement numérisée et enregistrée. «Nous ne portons que 30% des vêtements que nous possédons. Pourtant beaucoup d’entre nous estiment qu’elles n’ont rien à se mettre. Par ailleurs la production textile a doublé au cours de ses dernières années. Nous sommes parties de ces constats et notre ambition est de faire en sorte que les particuliers utilisent 70% de leur garde-robe en leur faisant des recommandations tous les jours. C’est aussi un gain de temps incroyable», explique Nada Bargachi.

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Nada Bargachi

Lancée en 2019 et victime de son succès (elle a vue ses les demandes exploser pendant le premier confinement notamment), la start-up a du pendant un temps mettre ses futures utilisatrices sur liste d’attente. Elle a aussi initié une campagne de crowdfunding pour continuer à améliorer l’application qui est «truffée d’algorithmes». Outre ses recommandations, elle permet de vendre, prêter, partager ses vêtements gratuitement et fournit des services de personal shopper en ligne, et l’équipe travaille aujourd’hui sur des algorithmes pour mesurer l’éco-responsabilté des utilisatrices. «Vera aura bientôt la capacité de faire matcher son dressing avec des produits vus en boutique», ajoute Nada Bargachi.

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Julia Cornière

Enfin Julia Cornière, account executive Europe de Fashion Snoops a raconté pour sa part lors de cette table ronde comment cette agence mondiale née aux États-Unis il y a 22 ans «pensait les tendances de demain» en combinant intelligence humaine et intelligence artificielle dans les univers de la mode, des accessoires et de la beauté. L’an dernier, l’agence a noué un partenariat avec Browzwear, un pionnier des solutions numériques 3D pour cette industrie. L’objectif étant de proposer aux designers des blocs 3D prêts à l’emploi représentant les principaux styles prévus par Fashion Snoops, et ce afin d’accélérer le processus de conception, tout en rationalisant les flux de travail et en éliminant le besoin d’échantillons physiques. «En nous associant à Browzwear, nous apportons à nos clients la technologie qui alimente l’avenir de notre industrie et la rend plus durable», avait alors déclaré Lilly Berelovich, cofondatrice, présidente et directrice générale de Fashion Snoops.

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