Se tromper de projet : la hantise des CDO

une transformation digitale menée sous la pression présente des dangers @clesdudigitalLes entreprises n’ont pas d’autres choix que de se transformer avec le numérique mais une transformation digitale menée sous la pression présente des dangers.

Les responsables de la transformation numérique dans les entreprises sont de plus en plus inquiets à l’idée que les budgets qu’ils engagent peuvent être dépensés sur des projets mal conçus. Ils sont 52% des 450 responsables interrogés par Couchbase à exprimer la crainte de gaspiller l’argent agissant sous la pression. Pour les besoins de cette étude l’éditeur a interrogé les responsables de la transformation numérique notamment des CIO, des CDO et des CTO aux États-Unis, au Royaume-Uni, en France et en Allemagne.

Le budget engagé par ces entreprises dans la transformation s’élève à 28 millions de dollars en moyenne pour les douze prochains mois, après avoir dépensé 24 millions de dollars en moyenne pour des projets de transformation numérique au cours des douze mois précédents. On comprend les craintes des CDO soumis à une forte pression en interne. Presque tous les responsables interrogés (95%) pensent que la transformation numérique peut sembler être une tâche insurmontable, ce qui signifie que les projets sont plus susceptibles d’échouer. 83 % des répondants déclarent subir une pression accrue pour sécuriser la base de données de leur organisation. Ce qui crée de nouveaux risques car à trop se concentrer sur les menaces auxquelles les entreprises sont confrontées, on consacre moins de temps à la transformation et à la création de nouveaux services. Or 64% des responsables de transformation pensent que les entreprises qui ne peuvent pas suivre les innovations numériques cesseront leurs activités ou seront absorbés par un concurrent en moins de quatre ans. Et 83 % des répondants déclarent qu’ils risquaient d’être eux-mêmes licenciés si un projet échoue.

Matt Cain, PDG de Couchbase souligne les risques encourus :

« La pression amenant à transformer à grande vitesse signifie que les organisations ont un risque plus élevé d’adopter une approche précipitée et réactive, motivée par la crainte que l’organisation perde sa pertinence, ce qui entraîne des expériences inférieures aux normes et des investissements gaspillés. La transformation n’est pas un but en soi. Il s’agit d’un processus continu proactif, guidé par les besoins de l’entreprise dans son ensemble et soutenu par la bonne infrastructure de données. En adoptant cette approche, et en ne laissant pas la pression les étourdir, les organisations peuvent rejoindre les rangs des 25 % en tête ».

Car malgré les pressions sur les CDO et leurs collègues, les entreprises continuent d’avancer : 25 % ont soit complètement révolutionné (6%) ou transformé (19%) leur expérience numérique au cours de la dernière année. Ces leaders servent d’exemple aux autres. Ils sont 35% des responsables à affirmer que les progrès réalisés par les concurrents sont le principal moteur dans la transformation numérique. Pour 23% ce sont plutôt les changements de réglementation qui poussent à agir. Encore 19% évoquent la pression exercée par les clients. Pour les auteurs de l’étude, cela signifie que « la transformation numérique est principalement dictée par des besoins réactifs plutôt que par des idées proactives ».

J’ai aimé cet article, je souhaite lire le prochain article des Clés du Digital

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