Dans quelques jours, du 6 au 8 octobre, One to One IA x Expérience Client accueillera à Biarritz près de 460 participants et 109 partenaires exposants, soit près de 900 participants au total.
Comme pour chacune de ses éditions One to One IA x Expérience Client a choisi son fil rouge. Cette année, comme un clin d’œil à Amélie Nothomb, le thème, un brin provocant, porte sur les marques, ou plutôt leur destin face au tsunami de l’IA. «No brands – Stupeur, tremblements et IA», sont les mots qui ont été retenus pour qualifier cette période qui effraie ou au contraire pousse à «prendre la balle au bond», comme l’explique Sonia Mamin, directrice des événements One to One. «L’année dernière, nous étions déjà sur le sujet de l’IA et la façon dont elle pouvait intervenir au niveau de la marque et du consommateur. Aujourd’hui il ne faut pas avoir peur. Si l’IA n’est pas prise en compte dans le parcours client et l’expérience client, nous risquons de passer à côté du consommateur. Une marque se doit de prendre en considération sa visibilité, notamment dans les LLM, la façon dont le client agit pour aller chercher l’info. Au travers des conférences que l’on met en place, ou via les exposants qui prennent la parole, nous devons être le plus pragmatique possible, donner des exemples concrets sur la manière de l’intégrer, maintenant, tout de suite, pour être prêt pour la vague d’après».
Ces trois jours pendant lesquels seront réunis des décideurs et des profils «très opérationnels» doivent «apporter toutes les clés qui permettront aux professionnels d’activer des leviers concrets» sur ces sujets de l’expérience client, de l’acquisition, de la publicité, de la visibilité, mais aussi de l’anticipation des besoins des consommateurs grâce à l’IA et d’une certaine manière, de l’anticipation pour mieux produire et diminuer des stocks. «Enfin, il y a aussi le sujet du « change management ». Mettre un dispositif IA au sein de son organisation implique un changement d’organisation ou un impact sur son organisation. Comment faire pour que mes équipes s’approprient le sujet, l’adoptent et le développent, au profit bien sûr du business ? », interroge Sonia Mamin.
Des questions autour de l’humain augmenté
Du coté des conférences plénières, Maya Noël, directrice générale de France Digitale donnera le coup d’envoi de ce rendez-vous professionnel autour des nouveaux rapports de force entre marques, consommateurs et agents intelligents : comment rester désirable lorsque la décision se prend ailleurs ? Yann Rivoallan, président de la Fédération Française du Prêt-à-porter abordera le sujet de l’IA et de la mode à la demande avec cette question : peut-on réinventer la chaîne de valeur sans sacrifier l’éthique ? Il sera aussi question d’organisations, métiers, responsabilités : « que déléguer à l’IA ? », avec Arnaud Deloriaux, responsable relation client chez Intersport France et Amélie Poisson, CEO/CMO de Galet Consulting. Alban Peltier, coprésident du CPA ou Collectif pour les acteurs du marketing digital se penchera sur l’IA agentique qui pourrait permettre aux annonceurs de reprendre la main sur des campagnes de plus en plus pilotées par les algorithmes des plateformes.
Le mercredi Oliver Véran, fondateur de InnOV, ancien ministre des Solidarités et de la Santé et médecin neurologue interviendra sur ce sujet très complexe de l’humain augmenté autour d’une réflexion sur nos capacités, nos décisions, notre rapport au corps, au travail et aux autres à l’heure de l’IA. Un peu plus tard dans la journée, il sera question d’expérience client augmentée : jusqu’où standardiser sans déshumaniser. En plus de ces conférences, des «meet-up» et keynotes avec notamment Amazon Ads rythmeront cette édition qui se terminera le 8 octobre par «Le off – tout ce que vous n’avez pas entendu mais devriez savoir | Qui façonne vraiment notre avenir ? Dans les coulisses de la révolution IA » avec Thomas Husson, analyste indépendant et Guillaume Grallet, rédacteur en chef Sciences et Tech au Point et auteur de «Pionniers, Voyage aux frontières de l’intelligence artificielle».
Du côté des exposants, le village start-up abritera 15 jeunes pousses contre 10 l’an dernier et ce «afin d’ apporter cette innovation au service de l’industrie, de l’écosystème.» La remise des prix se déroulera le mercredi matin. L’organisation a par ailleurs rétabli des «tables connect» qui permettent de favoriser le networking dans les restaurants au moment du déjeuner. Enfin comme chaque année la soirée incontournable du mardi soir se tiendra aux Halles de Biarritz et, le mercredi à l’hôtel du Palais, sur le thème des années 70’s, pour apporter «un peu de joie et de fraîcheur», assure Sonia Mamin. Et le jeudi après-midi, différentes activités clôtureront l’événement sur les activités de networking, dont une initiation à la boule de basque, ou des ateliers de colorimétrie personnalisés aux Galeries Lafayette Biarritz.
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