Dans un marché marqué par la baisse de la natalité en France, le spécialiste de l’univers de l’enfant Vertbaudet continue d’élargir son offre produit grâce à la marketplace et s’attache à toujours pour mieux satisfaire les attentes de ses consommateurs.
En 2024, Vertabaudet donnait une nouvelle impulsion à sa jeune marketplace en migrant sur la solution Mirakl. Deux ans après, l’enseigne spécialisée dans l’univers de l’enfant poursuit sa transformation numérique et implémente de nouveaux outils. «Nous avons trois millions de clients en Europe et 80% du chiffre d’affaires se fait avec nos marques propres», rappelle Carlos Cantoni, directeur de la marketplace. En plus de sa marque homonyme, Vertbaudet commercialise Jonen, une marque destinée aux pré-ados de 8-12 ans, récemment lancée, mais aussi Envie de Fraise, après avoir acquis le site de vente en ligne fondé en 2006 par Anne-Laure Constanza au groupe Rosa (Linvosges, Françoise Saget). En 2024, l’e-commerçant nordiste à par ailleurs fait l’acquisition du site allemand spécialisé sur l’univers de l’enfant Tausendkind. «L’ambition de Vertbaudet, c’est de devenir le «one-stop-shop» pour les parents. Et pour le devenir, la marketplace prend tout son sens», ajoute Carlos Cantoni.

Éviter les ruptures de stock pour satisfaire la clientèle
Cette place de marché qui compte quelques 150 vendeurs connectés à sa plateforme, vise ainsi à couvrir tous les besoins des parents. «Elle nous a permis d’élargir nos catégorie produit aux jouets électroniques, à l’hygiène que l’on vient de lancer. Actuellement nous sommes en train de travailler sur les jeux d’extérieur que l’on ne proposait pas jusqu’à présent. Et notre offre va de la naissance jusqu’à 16 ans». En plus de s’appuyer sur le socle de Mirakl et son «Catalog Platform» pour faciliter l’intégration des revendeurs, ainsi que sur la solution Mirakl Pay, l‘enseigne vient de connecter sa marketplace à l’infrastructure technologique de Stockly, pour proposer à la vente des références qu’elle ne détient pas en propre, en s’appuyant sur le réseau de marchands tiers disposant du stock. Lancée en 2018, Stockly met en effet en relation des places de marché ou sites e-commerce à près de 500 marchands disposant du stock pour la vente de produits même en cas de rupture. «Nous permettons aux sites de créer des nouvelles références, d’élargir leur gamme sur des marques qu’ils vendent déjà, ou de tester même des nouvelles références. Notre modèle, ce n’est pas celui d’un vendeur classique, parce que nous ne possédons pas nous-mêmes le stock. Nous nous reposons sur des centaines de marques et revendeurs agréés qui sont des distributeurs officiels des marques basées en l’Union européenne. Dès qu’un consommateur achète un produit qui aura été poussé par Stockly, nous passons l’ordre de commande auprès de notre partenaire et faisons expédier le colis chez le client final en garantissant le niveau de service», précise Eliott Jabes, CEO et cofondateur de Stockly.
Une volonté de transparence
Concrètement, Stockly dispose d’un connecteur Mirakl et le branchement à la place de marché se fait via une clé API. La solution scanne en continu le catalogue de Vertbaudet et pousse toutes les offres qui sont pertinentes parmi ses centaines de millions de références de sa base de données. «Il faut que ces vendeurs correspondent au positionnement de Vertbaudet. Il y a une sélection qui est réalisée par rapport à la catégorie des produits et des marques. Chaque produit est validé par le site. Je vais prendre par exemple un produit de la marque Geox. Vertbaudet propose une dizaine de tailles différentes et certaines ne sont plus disponibles chez nous. Stockly va venir combler les tailles qui ne le sont pas et le client pourra retrouver toutes les tailles sur notre site. Ce qui va nous permettre de proposer une expérience client plus qualitative», souligne Carlos Cantoni. C’est au système de Verbaudet de choisir s’il place l’offre de Stockl ou celle d’un autre vendeur. En cas de problème, de retour, de litige sur le transport, Stockly gère le service client comme s’il était un marchand, s’engage sur le délai de livraison, sur la qualité, et la gestion des retours. «Dès le lancement de la marketplace, nous avons pris soin de communiquer avec nos clients et fait beaucoup de pédagogie pour expliquer qu’il y a des produits qui sont vendus par des partenaires. Aujourd’hui, les clients ont une bonne compréhension quand ils passent une commande. Et nous affichons quand l’article est vendu par Stockly ou par un autre vendeur. C’est très transparent dans tous les tunnels d’achat, dans les confirmations d’email», poursuit Carlos Cantoni.

R&D et IA
Stockly qui est connecté avec d’autres marketplaces, comme celle de La Redoute notamment, utilise les technologies de l’IA pour les calculs sur les transactions passées ou pour comprendre exactement quelle est la bonne majoration (ou mark-up en anglais) à ajouter sur un prix de base. «Notre rôle, c’est de vendre et faire en sorte que les clients aient accès à leurs produits au meilleur prix possible. Nous avons une approche qui est «cost-based», c’est-à-dire basée sur le prix mais c’est le supplier qui va fixer le prix. Nous encourageons ce partenaire qui a le produit en stock à mettre le prix le plus compétitif possible. Mais c’est lui qui fixe son prix. Nous, par-dessus, nous rajoutons des coûts qui sont inhérents à la livraison, aux retours, à la provision des couts liés aux litiges», précise Eliott Jabes. Les trois quarts de l’entreprise sont composés de profils techniques. «Nous sommes une boîte de tech et avec une énorme dimension R&D», insiste le dirigeant qui rappelle que sa solution est aussi branchée sur les fournisseurs et qu’il y a des centaines de millions de lignes de stock. La mise en place avec Vertbaudet a été «assez rapide grâce à la technicité de Stockly», rappelle d’ailleurs Carlos Cantoni qui travaille depuis les mois d’octobre-novembre avec le prestataire.
L’Espagne en ligne de mire après l’Allemagne
Aujourd’hui la place de marché de l’enseigne poursuit son développement. Elle vient d’ouvrir en Allemagne, son deuxième marché après la France, avec déjà une vingtaine de vendeurs connectés. L’année prochaine, ce sera l’Espagne. En France, l’entreprise cherche toujours à améliorer l’expérience de ses clients, avec de nouvelles formes de moyens de livraison comme Mondial Relay et de nouveaux moyens de paiement dont Paypal, et Apple Pay pour les commandes de marketplace. «Notre marché reste difficile. On sait tous que la natalité est en baisse. Mais la marketplace nous permet de faire cette extension d’offres vers de nouvelles catégories et nous allons continuer dans cette voie», insiste Carlos Cantoni. L’enseigne qui s’appuie aussi sur 75 magasins en France n’a pas encore trouvé «la bonne solution» pour y proposer son offre marketplace. «Cela implique une formation du personnel mais d’abord l’outil technique qui nous permet d’avoir cette omnicalité et notre marketplace est très récente. Mais un jour, il va falloir que l’on s’attaque à ce sujet-là qui est important.» Pour l’instant la priorité est le retail media avec une offre qui sera disponible pour les partenaires marketplace dès cet été.
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