Le e-commerce franchit un nouveau seuil de maturité selon la FEVAD qui vient de communiquer les derniers chiffres du marché.
En 2025, 196,4 milliards d’euros ont été dépensés sur les sites de vente en ligne (en progression de 7 %) par 42,2 millions de cyberacheteurs, soit 80 % des Français âgés de 16 à 74 ans. Au total, cela représente plus de 3,2 milliards de transactions ( + 11 %). Après plusieurs années marquées par l’inflation, les ventes de produits retrouvent une dynamique de croissance (+ 4%), tandis que les services poursuivent leur progression soutenue (+ 9 %). La part du e-commerce est désormais estimée à 12 %. Les consommateurs réalisent désormais 75 achats par an en moyenne pour une dépense annuelle de 4 657 euros. Cette progression s’accompagne d’une diversification des usages, du développement des parcours multicanaux et d’une montée en puissance du smartphone comme outil d’achat.
Le secteur poursuit par ailleurs sa dynamique entrepreneuriale avec plus de 158 000 sites marchands actifs, en hausse de 7 % sur un an et il confirme également son rôle de moteur de l’emploi avec 234 000 emplois en 2025, en hausse de 9 % sur un an. «Dans un environnement toujours plus concurrentiel, les acteurs poursuivent leurs investissements pour consolider leurs positions. Les priorités portent en premier lieu sur l’informatique et la cybersécurité, mais aussi sur le marketing et les leviers de monétisation (marketplaces, retail media). L’innovation technologique, notamment autour de l’IA, constitue un facteur clé de différenciation et de compétitivité », observe la fédération qui note également que 65 % des e-commerçants français sont désormais présents à l’international et plus des trois quarts anticipent une augmentation de la part de leur chiffre d’affaires réalisée à l’étranger dans les deux prochaines années.
Enfin, les données 2026 mettent également en évidence «l’émergence rapide du commerce agentique.» Du côté des entreprises, 94 % des e-commerçants utilisent désormais des solutions d’intelligence artificielle générative, tandis que près de 7 sur 10 considèrent le commerce agentique comme l’une des innovations les plus prometteuses pour les années à venir. Du côté des consommateurs, près d’un cyberacheteur sur trois utilise déjà l’intelligence artificielle dans son parcours d’achat, principalement pour rechercher des informations, comparer des produits ou préparer sa décision d’achat. Parmi les utilisateurs réguliers d’IA, ce chiffre monte à près de 3 sur 4. « Ce bouleversement extrêmement rapide fait de l’intelligence artificielle l’un des principaux moteurs de transformation du commerce en ligne. »
Le challenge Start Me Up récompense Lemrock, GetMint et Positive Company
Lors de son assemblée générale et de cette présentation s’est également tenu la 10ème édition du challenge Start Me Up, organisé chaque année par la FEVAD et KPMG. Trois startups finalistes sont venues présenter leur solution devant le jury et un public de professionnels. Et c’est Lemrock qui a été élue start-up e-commerce 2026. La jeune pousse commercialise une infrastructure pour que les marchands vendent nativement dans les agents conversationnels IA via un point d’intégration unique. Classée deuxième, GetMint est une plateforme SaaS spécialisée dans le GEO (Generative Engine Optimization), qui aide les marques à être recommandées par les IA génératives, a reçu le second prix. Enfin la troisième place a été attribuée à Positive Company, une solution SaaS d’évaluation et de pilotage RSE, destinée aux entreprises qui souhaitent mesurer, structurer et suivre la performance extra-financière de leur chaîne de valeur amont. La plateforme propose notamment d’accompagner les donneurs d’ordre dans l’évaluation de leurs partenaires selon une méthodologie sectorielle, couvrant des enjeux tels que le carbone, les emballages, le transport, la logistique, l’éthique, etc.
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