Cookut soutient la visibilité et la fréquentation de ses revendeurs multimarques

Cookut product locator @clesdudigitalCookut, marque lyonnaise d’ustensiles de cuisine, cherche à faciliter les visites et les achats dans son réseau de boutiques multimarques en intégrant sur son site de vente en ligne un « product locator » sur chaque fiche produit.

Fondée en 2012 par Grégory Maitre puis cédée à Laurent Ammeux, un ancien de chez Décathlon et Danone, le spécialiste des ustensiles de cuisine Cookut est resté fidèle à son ADN. Avec ses articles vendus dans une vingtaine de pays, l’entreprise lyonnaise se donne comme objectif de «favoriser, pour le plus grand nombre, une vie quotidienne joyeuse à faible impact environnemental, grâce à une baisse drastique de la production de plastique, de déchets et la fin de l’obsolescence des produits». Commercialisée sur un site de vente en ligne, la marque cherche aussi à privilégier son réseau de 1500 revendeurs et leurs boutiques pour des consommateurs «qui ont besoin en général de toucher le produit, de bénéficier de prescription et de conseils», comme le souligne Laurent Ammeux, qui a récemment témoigné lors d’une conférence en ligne organisée par la Confédération des Arts de la table en partenariat avec la Fédération française de l’équipement du foyer.

Cookut product locator @clesdudigital
Laurent Ammeux

Le site est pour sa part considéré comme une vitrine pour ceux qui ne connaissent pas la marque, et comme un pourvoyeur de trafic en magasin. «Auparavant nous étions absolument incapables de leur dire : rendez-vous dans tel magasin, identifier sur la carte ceux dans lesquels le produit est disponible ou pas. Nous souhaitions aussi que nos clients revendeurs puissent se rendre sur notre site, que leur boutique y soit visible, que les coordonnées soient bonnes, que le stock soit à jour s’ils veulent repasser éventuellement des commandes etc.», raconte Laurent Ammeux.

Connaître la disponibilité d’un produit

Pour y parvenir et activer le digital au service du point de vent, la PME a déployé il y a environ un an la solution de l’éditeur OkéanYs. La start-up française spécialisée dans le développement de solutions destinées à générer du trafic en magasin a créé une technologie qui permet à chaque consommateur, directement depuis une fiche produit en ligne, de connaître la disponibilité du produit qu’il recherche dans les points de vente proches de chez lui. «Nous allons rajouter sur le site un bouton qui va montrer au consommateur sur une carte où il est disponible ou il ne l’est pas. Le bouton est vert si le produit est disponible, rouge dans le cas contraire, orange ce qui indique qu’il est peut-être disponible, ce qui amène le client à cliquer sur le magasin pour facilement l’appeler ou lui envoyer un mail… il ne perd pas de temps. Dès que l’on voit que le stock est un peu incertain, on bascule en orange et on dit au consommateur d’appeler», explique Laurent Ammeux qui rappelle qu’un stock magasin est par définition tout le temps faux, avec une marge d’erreur. Chez Decathlon, par exemple, quand un article est vendu et sort du stock, le délai informatique de traitement de l’information est de huit heures. Avec cette solution, le site web de la marque, souvent considéré comme le premier concurrent du réseau de revendeurs se transforme alors en partenaire marketing. «Finalement, ce n’est plus la marque qui va imposer la modalité d’achat, c’est le client qui va choisir comment il souhaite acheter».

Cookut product locator @clesdudigitalDes flux de données pour nourrir l’algorithme

La solution ne se connecte pas avec tous les magasins mais utilise des flux de data provenant de chaînes de magasins, comme les franchises Hémisphère Sud ou Fabrique de Styles, qui donnent des positions de stock quotidiennes. Elle peut être branchée à certains ERP des grands réseaux. «Nous avons les positions de stock de grands réseaux et les flux de livraison des marques, en l’occurrence, de leurs distributeurs qui livrent. Et entre les deux, nous allons faire des mathématiques. Nous étudions ce qui se passe pour les rotations de chaque produit de la marque avec des caractéristiques. Globalement, plus on a de données, plus cela nourrit l’algorithme et plus l’algorithme est bon. Avec l’historique, avec le temps, cela devient de plus en plus fiable. L’avantage de notre solution, c’est qu’elle est très facile à mettre en place pour une marque», estime Bruno Quarta, fondateur et pdg de OkéanYs. Les magasins revendeurs qui bénéficient de cette visibilité en ligne peuvent soit ne rien faire, soit transmettre régulièrement leurs propres données de stocks (date, code produit, code magasin, quantité) à OkéanYs. L’éditeur indique n’utiliser aucune technologie issue des Gafam, ne collecter aucune donnée consommateur et ne revendre aucun trafic à des tiers.

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Bruno Quarta

Disposer d’une base de magasins à jour

Avec le rapprochement de ces data, des données exactes qui viennent des gros réseaux et celles des flux de livraison, la solution réalise du prédictif. «Finalement, on ne donne pas le stock précis en termes de valeur, ce qui permet aussi de rassurer le détaillant s’il ne veut pas forcément communiquer sur ce chiffre». L’objectif est d’amener du trafic mais les commerciaux de la marque qui sillonnent la France peuvent se connecter régulièrement pour regarder les stocks dans les magasins et engager un dialogue avec les commerçants et préparer leur rendez-vous.

Cookut est parmi les clients d’OkéanYs qui a mené d’importants efforts pour intégrer la solution directement dans son ERP. La solution va être utilisée à terme dans la demi-douzaine de pays ou les produits sont revendus. L’entreprise a du recenser les 1 500 points de vente les uns après les autres pour s’assurer que l’adresse était bonne, qu’elle rentrait bien dans le format demandé par le prestataire et que toutes les coordonnées étaient exactes et elle a du installer le « Product Locator » OkéanYs sur son site web. Elle transmet chaque jour à OkéanYs ses données de livraisons. «Cela nous a obligés aussi à faire du tri, à enlever les magasins qui n’existaient plus, à recréer ce que l’on n’avait pas encore sur notre système. C’était quand même un « screening » à la base qui était extrêmement fastidieux. En revanche, aujourd’hui dès qu’il y a une modification au niveau d’un magasin, elle se fait partout», souligne Laurent Ammeux. C’est à la marque de décider quel produit disposera de ce bouton OkéanYs. L’éditeur poursuit quant à lui son développement avec également de nouvelles cibles en ligne de mire dans l’univers de la lingerie, par exemple.

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