Les infos de l’été qu’il ne fallait pas manquer

Temps de lecture : 13 minutes

les levées de fonds et les acquisitions @clesdudigitalPas de vacances pour les levées de fonds, les acquisitions, les nouvelles offres de paiement innovantes et les annonces de résultats dopés par l’essor des ventes en ligne et les stratégies omnicanales. Voici une sélection d’actualités qui ont marqué l’univers du retail et des technologies numériques pendant cette période estivale.

Les retailers se renforcent en mode omnicanal

  • Carrefour s’engouffre dans le «quick-commerce».

Le groupe de distribution a annoncé fin juillet être entré en négociations exclusives en vue d’une prise de participation minoritaire dans la start-up Cajoo, spécialiste français de la livraison de courses du quotidien en moins de 15 minutes. Fondé en février 2021, Cajoo se définit comme «le pionnier sur le marché français du quick-commerce». Une tendance boostée par les startups de livraison de courses rapides comme Gorillas, Flink, Dija, Kol ou, depuis peu, la turque Getir et l’explosion des «dark stores» où sont préparés les commandes. Avec l’acquisition de Cajoo, l’enseigne alimentaire veut profiter d’un nouveau marché tout tout en éloignant cette nouvelle concurrence qui menace ses magasins Carrefour City. Le groupe pionnier de la livraison express qui a développé des solutions e-commerce en centre-ville dont ses drive piétons veut aussi garder une longueur d’avance sur ses principaux concurrents.

«L’investissement de Carrefour dans Cajoo est une nouvelle étape dans la feuille de route digitale du groupe. Le « quick-commerce » est une tendance de fond, née pendant le confinement, et désormais de plus en plus ancrée dans les habitudes des consommateurs, sur toutes nos géographies. En tant que leader sur la livraison de courses à domicile en France, Carrefour s’associe à cette nouvelle tendance et explore avec Cajoo toutes les pistes stratégiques pour créer de la valeur sur ce nouveau segment prometteur», a déclaré Elodie Perthuisot, directrice exécutive e-commerce, data et transformation digitale du groupe Carrefour.

Cajoo est présente dans dix villes de France et annonce compter plus de 100 000 utilisateurs. A travers son réseau de darkstores et ses équipes de préparateurs et de livreurs salariés, Cajoo livre aujourd’hui près de 2 000 produits alimentaires et non-alimentaires. Cette levée de fonds devrait lui permettre d’accélérer son développement en France et en Europe, tout en s’appuyant sur l’expertise opérationnelle de Carrefour pour optimiser son modèle et étendre ses services. Cet investissement de Carrefour s’accompagne d’un partenariat industriel exclusif portant notamment sur l’approvisionnement et la logistique opérationnelle dans les darkstores de Cajoo.

  • Maisons du  Monde récolte les fruits de son modèle omnicanal.

@clesdudigitalLes ventes de l’enseigne d’articles de décoration et de mobilier pour la maison se sont élevées à 331 millions d’euros au premier trimestre 2021, une progression de 35,8 % (+36,6 % à périmètre comparable) par rapport au T1 2020, qualifié de « remarquable ». La croissance a été portée par le succès des collections et par la forte demande des consommateurs pour les articles de la maison. Les ventes totales des magasins ont augmenté de 19,4 % (et de 31 % en France) bien qu’une partie du réseau (environ 15 % en moyenne comparé à environ 20 % au T1 2020) ait été fermée tout au long du trimestre. Cette performance est aussi liée à la croissance des ventes en ligne qui ont bondi de 76,2 % (+71,3 % par rapport au T1 2019) à 124 millions d’euros, représentant un niveau record de 37 % des ventes totales du groupe. Ce résultat est dû à des gains de part de marché sur des ventes en ligne en forte croissance en France, sous l’effet combiné d’un trafic plus important et de l’amélioration du taux de conversion.

«Maisons du Monde a réalisé une performance remarquable au premier trimestre, démontrant une nouvelle fois l’attractivité de notre marque et la force de notre modèle omnicanal. La croissance des ventes fut soutenue à la fois par l’excellente performance commerciale dans les magasins restés ouverts et des ventes en ligne record. Ces dernières ont bondi de 76 % grâce au succès de nos collections et à la poursuite de la montée en puissance de notre marketplace sélective. Compte tenu de cette dynamique, le Groupe prévoit de réaliser un solide deuxième trimestre», déclare Julie Walbaum, directrice générale de Maisons du Monde, précisant toutefois que «l’environnement du second semestre reste incertain, compte tenu de l’impact potentiel de la pandémie sur l’activité des magasins et la chaîne d’approvisionnement, notamment en Inde».

Le groupe qui compte 366 magasins, continue de faire monter en puissance sa marketplace sélective et il a débuté la construction de son nouvel entrepôt dans le nord de la France. Il va désormais enrichir sa proposition omnicanale en préparant le lancement de sa marketplace dans le réseau de magasins français et sur un second marché en ligne, tous deux prévus pour 2022.

  •  Fnac-Darty a aussi bénéficié de l’engouement des consommateurs pour l’équipement de leur maison et de l’essor des ventes en ligne.

Son chiffre d’affaires du premier trimestre 2021 à 1 818 millions d’euros affiche une hausse de plus 22 % en données publiées et de plus 21,7% en données comparables par rapport à 2020, tandis que ses ventes en ligne progressent de 45%. Elles ont représenté 28% du chiffre d’affaires, au cours d’un trimestre où un certain nombre de magasins étaient fermés dans les différents pays d’implantation du groupe.

«La dynamique de gains de nouveaux clients web s’est poursuivie sur le trimestre avec plus de 1 million de nouveaux clients actifs web identifiés sur la période. Afin d’accompagner le comportement d’achat des consommateurs de plus en plus vers le digital et dans sa logique d’amélioration en continue de l’expérience client, le groupe a développé la visio et le chat pour conseiller ses clients dans leur parcours d’achat sur Internet. Ce service innovant qui permet de proposer une expérience sur mesure et immersive en retrouvant la qualité de l’expertise des vendeurs en magasin à tout moment sur Internet, sera progressivement étendu à l’ensemble des magasins. Par ailleurs, la dynamique de click & collect est restée très soutenue grâce au maillage territorial dense».

Fnac Darty compte 910 magasins dont 346 franchises à fin mars.

  • Sephora muscle sa présence en ligne et au Royaume-Uni

@clesdudigitalL’enseigne de cosmétiques française Sephora, propriété du groupe LVMH, a annoncé la signature d’un accord en vue de l’acquisition du site de beauté britannique Feelunique. Fondé en 2005, Feelunique propose plus de 35 000 références de produits de beauté et de parfums provenant de plus de 800 marques établies et de niche à une clientèle composée de 1,3 million d’Internautes. L’acquisition devrait être finalisée dans le courant du second semestre. Sephora explique que l’opération constitue une « première étape » afin de renforcer sa présence au Royaume-Uni, l’un des 10 principaux marchés mondiaux de la beauté de prestige, où le niveau d’adoption du digital est très élevé.

  • Zalando recrute plus de 10 millions de clients actifs au cours des douze derniers mois.

Avec ces recrutements le pure player de la mode annonce 44,5 millions de clients actifs à la fin du deuxième trimestre. Leur moyenne de commandes atteint pour sa part un nouveau record historique de cinq articles. La plateforme bénéficie aussi de son programme de partenariat « Connected Retail » qui aurait séduit près de 4 700 magasins « brick-and-mortar » au premier semestre 2021. Les marques ont également utilisé Zalando Fulfillment Solutions et Zalando Marketing Services «pour réaliser des ventes, satisfaire les clients et renforcer l’image de leur marque». Selon ses prévisions, le volume d’affaires de l’entreprise en 2021 devrait augmenter de 31 à 36 % pour atteindre 14,0-14,6 milliards d’euros, et le chiffre d’affaires devrait croître de 26-31% à 10,1-10,5 milliards d’euros. À partir du quatrième trimestre 2021, Zalando proposera l’offre de beauté de prestige de Sephora via son programme de partenariat, soit 300 marques. Par ailleurs la plateforme Zalando a étendu son offre sur six nouveaux marchés : Croatie, Estonie, Lettonie, Lituanie, Slovaquie, Slovénie.

Les levées de fonds se poursuivent pendant l’été

 

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  • Yoobic lève 42,4 millions d’euros afin de financer sa croissance.

L’éditeur d’une plateforme  dédiée à la gestion de la performance des équipes terrain a réalisé un nouveau tour de table mené par le fonds international Highland Europe, spécialisé dans l’accompagnement d’entreprises technologiques en forte croissance. Les investisseurs historiques, Felix Capital, Insight Partners et un family office conseillé par BNF Capital Limited, ont également participé à ce nouveau tour de table. Créée en 2014, Yoobic est une start-up française dont les principaux fondateurs et dirigeants sont Fabrice Haiat, Gilles Haiat, Avi Haiat, Anna Aboulker, Caroline Andre, Celia Bellucci, Basile Gilquin. L’entreprise qui affiche un financement total cumulé de 80 millions de dollars, fournit des solutions collaboratives et des outils de formation pour les équipes en première ligne dans des secteurs aussi variés que le commerce, l’hôtellerie et la restauration, l’industrie, la santé, ou encore la logistique. Au cours des 16 derniers mois, elle a lancé de nouveaux projets avec Peloton, Boots, Lidl, Longchamp et Saint-Gobain Distribution. La plateforme est aujourd’hui utilisée par plus de 300 grandes marques à travers 80 pays et plus de 335 000 sites.

«Sur les 12 derniers mois, nous avons connu une augmentation de 200 % des activités réalisées sur la plateforme, ce qui prouve que les ‘digital workplaces’ pour les équipes terrain sont désormais essentielles, et non plus un simple accessoire», explique Fabrice Haiat, cofondateur et PDG de Yoobic. «Bien qu’ils aient apporté une contribution inestimable pendant la pandémie, les travailleurs de première ligne restent sous-équipés pour faire face aux exigences et à la pression auxquelles ils sont confrontés dans leur quotidien».

Une récente enquête auprès de 1 000 employés de première ligne a révélé que 73 % des employés de terrain utilisent encore des formulaires papier tous les jours, 34 % d’entre eux se sentent déconnectés de leur organisation et de leurs pairs, et 40 % ne sont formés qu’une fois par an voire moins. Ces nouveaux financements devraient aider l’entreprise à continuer notre expansion internationale (en particulier sur le marché américain), à développer ses services dans des secteurs tels que l’industrie, la logistique et le transport, à dynamiser ses efforts de R&D (en matière d’intelligence artificielle et de big data notamment) et enfin à augmenter de 75 % ses effectifs pour atteindre 350 collaborateurs dans le monde d’ici 2022.

  • Algolia devient une nouvelle licorne.

Cette start-up qui fournit un moteur de recherche pour les entreprises en mode Saas, est désormais valorisée 2,25 milliards de dollars. La start-up d’origine française Algolia a été créée à Paris en 2012 et s’est  installée à San Francisco en 2014. Elle vient de finaliser un nouveau tour de table de 150 millions de dollars mené par Lone Pine Capital aux côtés, notamment, de Fidelity Management & Research Company, Steadfast Capital Ventures, Glynn Capital et des investisseurs historiques dont Accel et Salesforce Ventures.

L’entreprise conçoit des API pour intégrer des fonctionnalités de recherche rapide sur un site internet, une application ou le CRM d’une entreprise. Elle a été fondée par deux anciens de Thales, Nicolas Dessaigne et Julien Lemoine. Début 2021, elle a racheté MorphL, une jeune pousse roumaine spécialisée dans l’intelligence artificielle et lancé Algolia Recommand, une plateforme de recommandation de produits. L’entreprise qui construit une plateforme visant à améliorer et personnaliser l’expérience utilisateur sur Internet revendique près de 10 000 clients dans plus de 100 pays dont Lacoste, Mano Mano, Rossignol, Lancaster, NV Gallery, Blissim

  • Dataiku lève 400 millions de dollars.

Née en France mais avec un siège social à New York, Dataiku réalise la deuxième plus grosse levée de fonds de l’année pour une jeune pousse française soit 400 millions de dollars (337 millions d’euros), derrière Contentsquare (500 millions de dollars au mois de mai). Après avoir levé 100 millions d’euros en 2020, l’entreprise est désormais valorisée à 4,6 milliards de dollars. Le tour de table est emmené par Tiger Global, auprès d’Inconiq Growth CapitalG (Google), FirstMark Capital, Battery Ventures mais aussi Insight Partners et Eurazeo. Fondée par Florian Douetteau, elle développe un outil pour les novices de l’intelligence artificielle, se focalisant davantage sur le résultat de l’analyse des données plutôt que sur la technologie. La jeune pousse dont le plus gros bureau reste en France vise un milliard de dollars de revenus.

  • Création de nouveaux fonds pour les PME et ETI et le commerce de proximité du grand Ouest

Ronan Le Moal, ancien directeur général du Crédit Mutuel Arkéa et fondateur d’ Epopée Gestion a bouclé une levée de 84 millions d’euros pour un nouveau fonds nommé Epopée Transition 1. Il rassemble des institutionnels comme BPI France, Tikehau Capital mais aussi Macif, Matmut, la Caisse d’Epargne Normandie et MACSF et une dizaine de dirigeants de la région y apportent aussi leur contribution financière dont Louis Le Duff (La Brioche Dorée) et Christian Roulleau (Samsic). Epopée Transition 1 vise tous les secteurs économiques. En parallèle, un fonds de dotation va être créé pour promouvoir les petits commerces de proximité dans l’Ouest de la France, afin d’éviter la désertification des centre-bourgs.

Les prestataires de paiement tiennent la forme

  • Adyen fait des bonds au premier semestre 2021

@clesdudigitalLa plateforme de paiement fondée en 2006 aux Pays Bas par un groupe d’entrepreneurs annonce avoir traité 216 milliards d’euros au cours de la période, soit une hausse de 67 % en glissement annuel. Le revenu net s’est élevé à 445 millions d’euros, soit une hausse de 46 % en glissement annuel. Selon une lettre destinées aux actionnaires, cette croissance provient en grande partie de l’augmentation du volume des commerçants déjà présents sur la plateforme. «Nous avons investi de manière significative dans le développement de notre offre pour ces commerçants au cours des dernières années, et nous voyons maintenant les résultats solides de ce travail», explique l’entreprise. Parmi les régions, l’Amérique du Nord (avec des clients comme Airbnb, American Eagle et Slice) a continué à se distinguer contribuant à 22 % du revenu net, soit une croissance de 80 % par rapport à l’année précédente.

Adyen constate également que la crise sanitaire a accéléré les stratégies de commerce unifié qui «sont passées d’un statut d’opportunité à un statut de nécessité pour les entreprises du monde entier». Malgré l’impact des fermeture de magasins, le volume des points de vente (POS) a doublé en glissement annuel puisqu’il a atteint 22,8 milliards d’euros au premier semestre 2021, soit 11 % du volume total traité. «La croissance de ces volumes souligne une nouvelle fois la pertinence accrue de notre proposition de commerce unifié. L’arrivée de grands noms tels que LVMH et The Body Shop souligne ce succès». Le prestataire qui s’adresse à tout type d’entreprise est partenaire de fournisseurs de solutions de caisse comme EPOSNow et Lightspeed pour les petits commerçants. Il a étendu son partenariat avec BigCommerce pour les PME. Il a noué également un partenariat solide avec Cegid avec lequel il partage de nombreux clients.

  • Le paiement fractionné fait des émules

L’américain Square fondé par le patron de Twitter, Jack Dorsey, et qui a commencé son activité en commercialisant des petits terminaux de paiement mobile s’apprête à acquérir pour 29 milliards de dollars l’australien Afterpay. Afterpay se positionne comme l’un des leaders du paiement fractionné ou du «Buy Now Pay Later». Il s’est récemment lancé en France, comme son concurrent suédois Klarna. La fintech annonce 16 millions de clients dans son portefeuille. Le mariage entre les deux sociétés s’effectuera par échange d’actions.

Ce service de paiement en plusieurs fois connaît un véritable essor depuis la crise sanitaire et avec le développement rapide du commerce en ligne. Il attire de plus en plus d’acteurs. Apple va ainsi s’allier avec la société de paiement californienne Affirm afin de proposer à ses clients canadiens de payer leur iPhone, Mac ou iPad en plusieurs fois, a révélé Bloomberg. Les acheteurs en ligne et en magasin pourront étaler leur règlement sur une période allant de 12 à 24 mois. L’opération sera réalisée au travers de PayBright, un spécialiste canadien du paiement fractionné, racheté l’année dernière par Affirm pour 260 millions de dollars. L’ambition du géant technologique selon des infos de Bloomberg est d’intégrer une option de paiement en plusieurs fois à son application Apple Pay. Ce programme doit être développé avec le partenaire bancaire d’Apple, Goldman Sachs.

Face au développement de toutes ces offres, les acteurs du paiement sur Internet comme PayPal, ont aussi lancé leur propre solution et les banques réagissent. En juillet dernier, BNP Paribas a signé un accord d’exclusivité pour se porter acquéreur de 100 % du capital de Floa (ex Banque Casino) spécialisée dans les paiements innovants, auprès du distributeur Casino (actionnaire à 50%) et du Crédit Mutuel Alliance Fédérale (également actionnaire à 50%). L’engouement pour ce nouveau service de paiement inquiète aussi les autorités qui y voient un risque pour le surendettement. La Commission européenne va s’y pencher dans sa future directive sur le crédit à la consommation.

Une logistique e-commerce plus écoresponsable

  • Une quinzaine d’entreprises membres de la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente en distance) s’engagent.

Cdiscount, Ebay, Fnac-Darty, La Redoute, Lentillesmoinscheres, Maisons du Monde, Millet Mountain Group, Otelo, Rakuten, Groupe Rosa, Sarenza, Showroomprive, SOS Accessoire, Veepee ont ainsi signé une charte initiée par les ministères de la Transition écologique et de l’Économie, des Finances et de la Relance, qui avaient confié à France Logistique et France Stratégie une mission intitulée «Développement de filières de e-commerce et de logistique responsables». Tout au long de ces échanges, la Fevad  «s’est efforcée d’assurer un rôle de suivi, de coordination et de cohésion d’ensemble, tout en veillant à la prise en compte de l’intérêt de l’ensemble du secteur du e-commerce». Les dix engagements de la Charte sont organisés autour de quatre axes majeurs portant sur l’information du consommateur (sensibiliser et informer le «consomm’acteur»), les emballages (réduire le volume et favoriser le réemploi), les entrepôts et livraisons (s’appuyer sur une logistique respectueuse de l’environnement) et le suivi (rendre compte de la mise en œuvre des engagements). Le rôle de la Fevad est aujourd’hui de promouvoir la Charte auprès de l’ensemble des entreprises concernées.

Mais aussi…

  • Hootsuite enrichit son offre avec le rachat de Heyday

les levées de fonds et les acquisitions @clesdudigitalHootsuite a annoncé l’acquisition de Heyday, une plateforme d’IA conversationnelle basée à Montréal qui permet aux marques de livrer des expériences client personnalisées via les applications de messagerie. Fournisseur d’un outil de gestion des réseaux sociaux pour les entreprises, Hootsuite annonce plus de 210 000 clients payants dans son portefeuille et 18 millions d’usagers à travers le monde. Heyday compte parmi ses clients des marques comme Lacoste, Decathlon, Le Cirque du Soleil, Danone, Rudsak et Jack & Jones (Bestseller).

«Avec l’acquisition de Heyday, Hootsuite offrira maintenant des fonctionnalités d’intelligence artificielle aux équipes de marketing, de vente et de service client à travers le monde, afin de les aider à livrer des expériences client exceptionnelles, et ce à grande échelle», déclare Tom Keiser, président et chef de la direction de Hootsuite. «Les réseaux sociaux sont la nouvelle interface de vente et de suivi client. Le défi pour les marques modernes est de gérer le nombre toujours grandissant d’interactions et de conversations clients à grande échelle, ce qui est impossible sans l’aide de l’IA et de l’automatisation».

Une étude récente de Hootsuite sur l’état global du digital en 2021 indique que les réseaux sociaux comptent maintenant plus de 4,2 milliards d’utilisateurs et que ceux-ci passent en moyenne plus de deux heures et vingt-cinq minutes par jour sur les réseaux sociaux et plateformes de messagerie. Une autre étude de Edison Research montre par ailleurs que 39% des consommateurs sur les réseaux sociaux s’attendent à une réponse dans un délai maximal de 60 minutes, alors que le temps de réponse moyen des entreprises s’élève à cinq heures.

L’acquisition de Heyday par Hootsuite s’ajoute à celle de Sparkcentral plus tôt cette année, afin d’offrir aux marques les outils nécessaires pour créer des relations client plus engageantes, pertinentes et durables, et ce à chaque étape du parcours client. «Avec Hootsuite, nous allons combler l’écart entre l’expérience en ligne et hors ligne, en mettant les réseaux sociaux et les applications de messagerie au cœur du parcours client moderne», précise Steve Desjarlais, co-fondateur et président de Heyday.

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